Alors qu'il quitte le port de Nassau, Curtis Hansen fait la connaissance du capitaine Mendoza qui lui propose d'échanger sa fille Carolyn contre le légendaire trésor de Cajamarca. Curtis est convaincu que ledit trésor, dont il doute qu'il ait jamais existé, pour commencer, est introuvable, mais il n'a pas le choix s'il veut récupérer sa fille, qu'il cherche depuis des années.
La situation est compliquée par le fait que son navire - le Mélina - semble l'avoir abandonné avec Gayle à Cuba, où ils avaient été déposés en quête d'une piste. Leur recherche d'un moyen de quitter l'île les mettra sur la route de huguenots français trop heureux de pouvoir demander de l'aide à l'Impérial. Rentrant avec eux sur l'île d'Eleuthera, qu'il considère comme son havre, Curtis a la surprise d'être mis aux fers, accusé d'avoir détruit la ville depuis le Mélina. Le fait qu'il arrive sur un autre bateau, avec des gens qui jurent de son innocence, ne semble émouvoir personne, et le voilà accusé de piraterie par la couronne britannique.
Rien ne manque à ce roman d'aventure qui fleure la poudre et les embruns. L'Impérial, pour être anglais, ne manque pas de panache pour autant et tombe sans perdre son humour de Charybde en Scylla, entraînant le lecteur dans une course haletante. Qui aime les romans d'aventures maritimes et autres corsaires y retrouvera les îles des Caraïbes, bien sûr, à un moment où elles sont de plus en plus convoitées par les puissances européennes : là où personne auparavant ne se souciait de ce qui était fait, par qui, et pour quelle raison, la "civilisation" arrive avec ses soldats, sa bureaucratie et ses canons. Et bien sûr, le thème du trésor légendaire du défunt empire inca, à poursuivre jusque dans la jungle, n'a pas fini de faire couler l'encre de l'imaginaire !
Les personnages principaux et leur relation ont évolué de façon logique depuis le tome précédent, et il est plaisant de les retrouver. L'auteur s'amuse et nous amuse avec les rencontres et les aventures de ses héros. Je dois dire cependant que la fin m'a énormément déçue, tant j'ai eu l'impression que le suspense final tenait d'une part à ce que l'auteur ne savait pas bien comment tirer sans trop de dommage son personnage de la situation impossible où il l'avait fourré, et d'autre part à se laisser le temps de décider s'il y aurait une suite ou pas à ce roman.
Jusqu'à cet épilogue qui n'en est pas vraiment un, toutefois, j'ai pris plaisir à cette lecture dépaysante, à la couverture toujours aussi belle et appropriée.
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