Qui a crevé les pneus du nouveau recteur de l'université de Montréal ? Qui a accroché un seau d'eau pour qu'il se déverse sur lui pendant son discours d'accueil ? Dans les deux cas, la réponse est la même : Matthew Leblanc, roi incontesté du campus et grand habitué des "blagues" douteuses destinées à faire démissionner au plus vite recteurs et professeurs. Face à cette arrogance, Kelsey Cooper, la fille du nouveau recteur, voit rouge : elle va rendre coup sur coup pour écraser ce malotru ! Entre eux, la guerre est déclarée, et ce sera une guerre totale malgré l'attirance physique indéniable entre eux.
Je suis habituellement bon public pour les romances de campus, mais cette fois pas moyen d'accrocher.
Les deux protagonistes principaux sont aussi exaspérants l'un que l'autre.
Matt est un petit prince arrogant et imbu de lui-même. Il est le capitaine de l'équipe de hockey, un joueur extrêmement prometteur, et à ce titre la star du campus. Il ne supporte pas qu'on lui résiste, et pour arriver à ses fins n'hésite pas à user de chantage et d'intimidation, et surtout à s'appuyer sur l'influence excessive de son père, qui a la mainmise sur la ville.
De son côté, Kels est également coutumière des bêtises, qu'il s'agisse de répondre agressivement à ses professeurs ou de se saouler systématiquement en soirée. Elle démarre toujours au quart de tour, il suffit d'agiter une cape rouge devant elle pour qu'elle s'élance telle un taureau furieux. Incapable de résister à un défi ou de faire marche arrière, elle n'a pas compris qu'il lui suffirait d'ignorer son adversaire pour atteindre la victoire, plutôt que de toujours rentrer dans son jeu et se faire avoir.
Bref, ce sont deux gosses à l'ego surdimensionné qui font un concours de pets, et non les jeunes adultes de vingt-et-un ans qu'ils sont supposés être. Ou à la limite des ados jouets de leurs hormones, en contradictions incessantes, vu qu'ils affirment se détester mais ne peuvent s'empêcher de se chercher, se provoquer et s'allumer en permanence.
Je suppose qu'on est supposés leur trouver des circonstances atténuantes, le deuil de sa mère pour l'une et un père tyrannique pour l'autre. Voir derrière les apparences le garçon gentil qui se cache sous une façade odieuse, que l'on aperçoit à de rares reprises, et espérer sa rédemption. Mais désolée, moi je ne vois rien, ce type est inexcusable et cette fille qui s'accroche désespérément à lui vraiment naïve.
Du côté des points positifs, on a quelques personnages secondaires récupérables, des mystères (irrésolus) autour du comportement étrange de certains, une plongée dans le monde du hockey universitaire et un chien aussi mignon que destructeur.
L'histoire avance très lentement. Après près de six-cent pages, les deux rivaux en sont quasiment au même point dans leur guéguerre. La fin abrupte nous laisse en plan. Il faudra attendre la suite pour savoir ce que tout cela va devenir, mais ce sera sans moi.
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