Après la drogue qui a décimé une partie de la population, c'est une brume rouge qui envahit Paris la nuit. Les Parisiens des quartiers les plus miséreux, cloitrés chez eux pour échapper aux ombres dans la brume, l'appellent "l'haleine du diable". Il est clair que c'est une nouvelle attaque du Roi des Tombes, mais pourquoi ?
Un couvre feu est ordonné, et pour tenter de juguler la panique une procession et une messe vont avoir lieu. Les reliques de Sainte Geneviève, protectrice de la ville, seront portées en procession jusqu'à l'abbaye où la messe sera célébrée. Mais tout ne se déroule pas comme prévu. Les reliques de la sainte sont emportées par les sbires du Roi des Tombes, et Gueule de cuir va avoir fort à faire pour empêcher leur utilisation à des fins impies.
Pendant ce temps, l’Architecte et l'Alchimiste disparaissent. Le tarot du diable compte alors de moins en moins de lames. Mais dans quel but ?
Ce dernier tome nous emporte à nouveaux des bas fonds de Paris aux quartiers les plus huppés. On comprend enfin ce que le Roi des Tombes veut faire : s'accaparer le maximum de pouvoirs afin de réaliser un rituel qui va voir se lever tous les morts de la capitale.
C'est toujours un grand plaisir de découvrir le dessin très dynamique de Stéphane Créty et les couleurs de Jérôme Maffre qui soulignent à merveille le scénario de Pierre Pevel. Cette fois-ci, certaines cases m'ont plus fait penser à Spiderman, même si l'ombre de Batman plane encore sur certaines postures de Gueule de cuir, donnant vraiment un côté très sombre à l'ensemble.
La fin, presque ouverte, peut laisser imaginer une potentielle suite, voire une autre aventure, et j'avoue que si cela s'avère vrai, je la lirais avec plaisir.
J'ai refermé ce troisième tome avec presque un goût de trop peu tellement j'ai été emportée au cours de cette histoire dans ce vieux Paris un peu sale, où la truanderie règne en maîtresse.
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