Kentucky McBride est un chasseur de prime sans aucun scrupule. Il change de nom comme d'Etat, et se fait élire shérif d'une ville où il vient juste de braquer la banque. Mais seulement pour un temps. S'il y une chose à savoir de lui en plus de sa gâchette plutôt facile, c'est qu'il déteste les animaux !
Dolorès Cordora de Sandoval exerce le même métier. La différence entre eux deux ? Dolorès aime les animaux et est accompagnée d'un immense dogue allemand appelé Tortilla qui lui sert de garde du corps dévoué. Et qui a un peu trop tendance à croquer tout ce qui passe à la portée de son gosier. Y compris des morceaux d'anatomie humaine.
Quand Kentucky croise la route de Dolorès, celle-ci sait déjà qui il est. Elle lui propose de s'associer pour retrouver Cleveland et sa chèvre qui connaissent l'endroit où est caché un magot d'un million de dollars. Bien assez pour vivre plusieurs vies ! Quand ils découvrent Cleveland et Biquette au fond d'un ravin, c'est vraiment le destin qui leur tend les mains ! A eux le pognon !
Je dois avouer que j'ai passé un très bon moment à suivre les aventures de Biquette, Tortilla, Dolorès, Cleveland et Kentucky. Même si cette route s'avère assez sanglante, car Kentucky a tendance à tirer un peu trop vite, l'histoire est plutôt réjouissante. D'ailleurs Kentucky n'hésite pas à utiliser des feintes pour être sûr de descendre ses adversaires, histoire de ne plus les retrouver sur son chemin par la suite.
La véritable héroïne de l'histoire demeure toutefois Biquette, la seule chèvre qui est capable de retrouver un butin caché dans une ancienne galerie de mine. Sans elle, pas de sous ! Tortilla n'a donc pas le droit de la croquer, même si il en meurt d'envie.
J'ai beaucoup aimé le dynamisme du scénario. Pas de temps mort, pas de longueur, beaucoup d'humour et de clins d’œil. Le manque de scrupule total des trois humains apporte vraiment un ressort comique car on s'attend à chaque instant que l'un tente de doubler l'autre ou de se faire la malle avec le pognon.
Il y a énormément de références aux films de western. Que ce soit ceux de Sergio Leone avec la couverture qui rappelle Le bon, la brute et le truand, ou Tarantino avec les scènes poussées au maximum du genre, y compris dans l'absurde ou la cruauté. J'ai très vite découvert que cette BD ne se prenait pas du tout au sérieux et j'ai passé un excellent moment à la dévorer.
Cette page est une version simplifiée pour les robots. Pour profiter d'une version humaine plus conviviale, cliquez ici.