Gunther Sloam, un Berlinois qui travaille dans le cinéma et participe à des productions de seconde zone, se rend à Londres à la poursuite d’Ulla Blau, une femme qu’il a passionnément aimée quelques années auparavant et qui lui a envoyé un appel au secours par courrier. Bien décidé à la retrouver, il traverse la Manche et entame ses recherches.
Nous sommes quelques années après la seconde guerre mondiale, et c’est le IIIème Reich qui a triomphé, laissant la capitale londonienne en ruines. De quartiers mal famés en hôtel de passe, Gunther va chercher celle qui a fait battre son cœur, découvrant au fil de ses recherches des cadavres de plus en plus nombreux et qui semblent liés à ses recherches. Et quand la Gestapo s’en mêle, Gunther va devoir faire preuve d’intelligence pour ne pas se faire arrêter à la place des véritables meurtriers.
Je lis très peu d’uchronie mais celle-ci m’a séduite par son côté qui penche plus vers le roman noir que l’exploration de « Que ce serait-il passé si l’Allemagne avait gagné la guerre ? ». Même s’il y a des éléments d’uchronie très présents, comme le trafic de Pervitine — une drogue distribuée aux soldats et aux populations pendant la guerre —, ou la Gestapo, c’est la quête acharnée de Gunther qui est au centre du récit.
Et c’est là tout le talent de Lavie Tidhar, intégrer un récit très noir dans un univers qui l’est tout autant et le twist final devient le point d’orgue de toute l’histoire, nous faisant réfléchir à tout ce qui a pu se passer tout au long du récit avant la scène finale. C’est très habilement mené et j’ai passé un bon moment de lecture sur ce texte court mais percutant.
Cette page est une version simplifiée pour les robots. Pour profiter d'une version humaine plus conviviale, cliquez ici.