Quelle libération pour Kanade et ses camarades d'avoir repris les cours à l'école du Royal Ballet ! Pourtant, tout n'est pas rose : les mesures sanitaires sont draconiennes mais n'empêchent pas la pandémie de toucher les professeurs ou élèves ; les spectacles sont annulés partout dans le monde...
Bientôt, c'est une nouvelle mitigée qui est annoncée aux élèves de l'Upper School : la Summer Performance, moment fort supposé leur permettre de montrer leur travail et leur talent, ne peut se faire comme d'habitude ; elle aura pourtant lieu, en séparant les spectacles des différents niveaux, en réduisant drastiquement le public.
Comme dans les tomes précédents, on laisse un peu de côté l'apprentissage pur de la danse pour se focaliser sur la manière dont les jeunes danseurs vivent l'impossibilité de s'entraîner comme il faut et les obstacles qui s'accumulent sur leur chemin, avec des débouchés de plus en plus sombres. Pour beaucoup, c'est la déprime. Certains abandonnent... d'autres au contraire font tout pour continuer à aller de l'avant, malgré les difficultés et les doutes. Le soutient mutuel compte pour beaucoup, de même que les rares opportunités de se produire devant un public, si valorisantes, si grisantes grâce à la magie du spectacle.
C'est la situation démoralisante liée au Covid qui inspire la nouvelle pièce de Keira : plutôt que de proposer une chorégraphie légère pour mettre le public de bonne humeur, elle fait le contraire en mettant en scène la pandémie de peste noire du XIVème siècle. Une manière d'exorciser l'image de la mort fauchant à tout va, mais qui ne convient peut-être pas à tout le monde !
Mme Nicols a perdu plusieurs de ses protégées. Désormais, elle mise tout sur Kanade, espérant la voir devenir une future étoile. A cet effet, Kanade obtient l'un des solos de la Summer Performance. Mais plutôt que de lui proposer une des variations enjouées et dynamiques qu'elle apprécie particulièrement et dans lesquelles elle excelle, Abby lui soumet un défi différent : la variation d'Aurore du premier acte. Un moment qui n'est pas anodin dans le vie de la princesse héroïne de la Belle-au-Bois-Dormant, puisqu'il s'agit de sa fête d'anniversaire pour ses seize ans, le moment où elle est officiellement présentée au le monde en tant que débutante. Finalement, cette représentation qui clôt ce tome fait un magnifique parallèle entre Aurore, la princesse débutante encore innocente, et Kanade, la danseuse débutante qui n'attend que de briller et de se faire connaître !
Vous l'aurez compris, ce tome ne déroge pas à la règle de qualité des précédents. C'est toujours un régal de suivre cette série passionnante et la pétillante Kanade.
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