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The untamed

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Le jeune et talentueux cultivateur Wei Wuxian a joué un rôle primordial dans le conflit qui a opposé les Wen tyranniques aux autres clans précédemment sous leur emprise. A ce moment-là, peu importait à ses alliés qu'il utilise une voie de cultivation différente, démoniaque, tant sa puissance faisait la différence face à leurs ennemis.

Pourtant, une fois la guerre terminée, les gens ont commencé à le craindre, à convoiter le puissant artefact qu'il possédait - l'amulette du tigre yin -, à le rejeter tandis qu'il essayait simplement de vivre paisiblement avec une poignée de parias Wen persécutés à qui il était attaché. Finalement, détesté par tous, il a été massacré impitoyablement, et ses protégés éliminés.

Pourtant, seize ans plus tard, Wei Wuxian se réveille dans un nouveau corps : celui de Mo Xanyue, un jeune cultivateur méprisé par son clan. Celui-ci a mis en œuvre un rituel interdit, donnant sa vie pour que Wei Wuxian le venge de ses tourmenteurs. Ce dernier essaie de se faire discret, mais se retrouve vite impliqué dans des événements étranges qui semblent tous liés. En compagnie de son vieil ami Lan Wangji, qui a immédiatement deviné sa véritable identité, il enquête pour démasquer la personne qui orchestre le complot.

The untamed (en VO chinoise Chen Qing Ling) est l'adaptation en série télévisée du fameux light novel Le grand maître de la cultivation démoniaque (en chinois Mo Dao Zu Shi) de l'autrice Mo Xiang Tong Xiu. Appréciant beaucoup la saga sous forme de romans, j'étais curieuse de découvrir la version série.

L'univers est riche et l'intrigue complexe, avec de nombreux fils qui s'entremêlent et des personnages dont les motivations ne sont jamais toutes blanches ou toutes noires. Si on reconnait la trame principale, et que certaines scènes ont été conservées presque à l'identique, force est de constater qu'on est assez loin de l'histoire originale. Ce sont parfois des pans complets de scénario qui sont ajoutés (comme avec les trois morceaux de fer yin, ou l'ancienne cheffe de clan Lan Zi rencontrée dans la Grotte de la Source Froide, sans parler de l'origine des lapins pullulant au Repaire des Nuages du clan Lan), des personnages dont les apparitions changent (par exemple Mian Mian). Pour simplifier le casting, Wei Wuxian porte un masque quand il ne veut pas être reconnu, alors que dans l'histoire originale il a récupéré le corps (et le visage) de Mo Xanyue et n'en a donc pas besoin.

Pour éviter la censure, la relation homosexuelle entre Wei Wuxian et Lan Wangji disparait au profit d'une profonde amitié, nous privant de scènes comme le premier baiser alors que Wei Wuxian a les yeux bandés, ou les scènes de jeu quand Lan Wangji boit un peu trop. La raison pour laquelle Mo Xanyue a été banni de Jinling passe également d'un harcèlement homosexuel à un outrage hétérosexuel. On comprend moins bien l'apparition du béguin (hétérosexuel bien sûr) ressenti par Jiang Cheng pour Wen Qing, absent de l'histoire originale. Bref, la fin a failli me rester en travers de la gorge, malgré les sous-entendus assez clairs.

Par contre, le récit est plus linéaire et donc plus facile à suivre, les nombreux allers-retours entre passé et présent ont quasi disparu.

Visuellement parlant, c'est plutôt chouette. Les décors sont superbes, qu'ils soient naturels ou non, les costumes magnifiques et les coiffures toujours impeccables (même au saut du lit ou après un combat...). Les effets spéciaux quand les cultivateurs utilisent leurs pouvoirs sont très réussis, avec des auras démoniaques noires ou des lueurs bleutées, des personnages qui font des bonds impressionnants lors des combats ou autres. Je suis moins fan des décors ou monstres en carton pâte (comme des rochers qui ne semblent pas peser bien lourd et n'ont pas dû grever le budget, ou la Tortue du carnage Xuanwu qui fait pitié).

Ce qui me perturbe le plus est l'aspect surjoué. Les acteurs sont généralement statiques et manquent de naturel : ils attendent chacun leur tour lors des combats, les zombies avancent en secouant un peu les bras mais sans vraiment paraître menaçants, etc. On a l'impression de passer son temps à attendre que tout ce beau monde se décide à bouger ou parler.
Il y a cependant quelques magnifiques scènes pleines d'émotion, souvent entre Wei Wuxian et Lan Wangji. Tous deux sont très complices et les regards échangés se passent de mots (ce qui n'est pas plus mal puisque Lan Wangji est un taiseux).

La musique est superbe, tantôt envoûtante, tantôt dramatique, avec des mélodies thématiques et d'autres dédiées à chacun des personnages principaux.

Alors, certes, j'ai du mal avec le scénario trop modifié, et la mise en scène trop artificielle, je préfère largement le roman, mais je n'ai pas pu m'empêcher de regarder les cinquante épisodes de la série, pour savourer tous les petits moments intenses et plein d'émotion qui en font le sel. Au final, c'est quand même très sympa !

Série disponible sur Netflix : https://www.netflix.com/fr/title/81200228

Réalisation : Cheng, Steve & Ka Lam, Chan
Année de sortie : 2019
Acteurs principaux : Xiao, Zhan (Wei Wuxian) & Wang, Yibo (Lan Wangji)
Durée : 50*45
Illustration principale

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