Au lever du jour, dans un village du Sud de l'Angleterre, les habitants heureux de démarrer une belle journée se saluent, ouvrent leurs magasins, se rendent au travail ou marchent vers l'école.
C'est alors que le sol se met à trembler. La rue principale se déchire. Une faille gigantesque se forme et engloutit les villageois et les maisons en lâchant, comme un rot, un gaz jaunâtre dans l'air. Ce gaz se transforme en un banc de brouillard, puis en un nuage opaque qui dérive à travers la campagne jusqu'au rivage de la Manche, en submergeant la ville de Bournemouth, dont les habitants se ruent à la mer pour s'y noyer en masse.
L'effroi et l'incompréhension gagnent les autorités et la population. Quel est ce gaz qui se promène sur le territoire et rend chacune des personnes qui le respire folle et dangereuse ? Et que va devenir Londres ? La capitale est impossible à évacuer et le nuage se déplace petit à petit vers elle…
James Herbert, célèbre pour ses Rats, malmène une fois de plus son Angleterre dans ce court roman d'horreur vieux d'un demi-siècle. Publié en 1975 en anglais, il ne paraît en français qu'en 1990 dans la fameuse collection Terreur de Pocket. Fog a été réédité en 2019 chez Bragelonne, ce qui le rend aujourd'hui plus facile à dénicher qu'en occasion.
Cette histoire d'horreur-catastrophe sent (bon ?) les années septante. Cela nous permet de savourer les explications scientifiques d'époque pour expliquer le phénomène ; pourtant, elle n'a pas mal vieilli et on se laisse volontiers prendre au jeu.
Herbert nous fait suivre Holman, un agent du gouvernement britannique, qui était sur place lors de la première catastrophe et qui se retrouve l'unique survivant pour une raison moins invraisemblable qu'il n'y paraît. Selon le schéma classique de ce type de récit, Holman va devoir se battre contre ses responsables et les autorités. Comme il est lié au Ministère de l'Environnement, il devient d'office suspect aux yeux des représentants de l'Intérieur et de la Défense (on peut toujours compter sur les militaires dans ce genre d'histoire). De manière intelligente, tout le monde finit par s'accorder pour lutter contre ce mal.
Et c'est franchement bien écrit. L'ouverture est prenante, puis l'aventure prend un rythme soutenu et riche en action. Elle est, en outre, parsemée d'humour (noir) anglais, de sang et de folie !
Fog se lit vite et bien, sans autre prétention que de nous faire passer un agréable moment accroché à ses pages.
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