Dans ce cinquième volume, le manga de Jinushi poursuit son approche tranche de vie intimiste, en approfondissant les relations entre les personnages secondaires tout en faisant évoluer, lentement mais sûrement, le duo central.
On retrouve Sasaki, toujours englué dans son quotidien de salaryman épuisé, et son étrange échappatoire : ses pauses cigarette derrière la supérette. Là, il continue de retrouver Tayama, sans réaliser qu’elle est en réalité Yamada, la caissière lumineuse qu’il admire tant.
Le tome 5 marque une évolution importante, le récit s’attarde davantage sur l’environnement du supermarché et ses employés, enrichissant l’univers (collègues, manager, ambiance de travail). Plusieurs chapitres alternent entre scènes quotidiennes et interludes introspectifs, renforçant le côté contemplatif de la série. La relation Sasaki/Tayama reste au cœur de l’histoire, mais prend une tournure plus ambiguë : les non-dits deviennent plus lourds, les gestes et regards gagnent en importance et une tension romantique plus concrète commence à émerger.
Ce tome joue aussi sur un contraste intéressant : une routine inchangée (les pauses cigarette) mais un état émotionnel en mouvement.
En filigrane, on sent que quelque chose doit céder : soit la vérité éclate (l’identité de Yamada), soit la relation stagne encore.
Le talent principal de Jinushi reste intact : transformer des moments banals en instants profondément humains. Ce nouveau tome excelle dans les silences, les sous-entendus, les micro-interactions
C’est un manga où le non-dit vaut souvent plus que les dialogues.
Mais le tome 5 confirme que la série est un slow burn extrême. Cela devient redondant du fait qu'il y a très peu d'avancées concrètes et que la mécanique, au fil des tomes, reste la même : rencontre, discussion, gêne mutuelle et séparation.
J'espère que dans le prochain tome, les choses vont commencer à bouger et que le mystère sur la double identité de Yamada/Tayama va être résolu.
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