Après neuf mois passés à l'hôpital, Ao peut enfin sortir et retourner vivre avec ses parents. Ils ont acheté une nouvelle maison et Ao est heureux de pouvoir enfin la découvrir, d'autant plus que son père a caché des autocollants de son personnage préféré dans toute la maison pour rendre l'exploration encore plus amusante. Il est aussi content de reprendre le chemin de l'école et de retrouver ses copains, qui lui ont préparé une belle surprise pour fêter son retour. Avec la complicité de leur professeur, Toya, qui n'est autre que le père d'Ao.
Les soucis de santé d'Ao ne sont pas terminés mais la famille a choisi de profiter du jour présent et de privilégier la joie et les plaisirs du quotidien. D'autant plus qu'Haru est enceinte d'un deuxième enfant. Un nouveau bébé, une nouvelle maison... Un nouveau départ !
Mais c'est sans compter l'apparition étrange de cartes postales prophétiques, que seul Toya a trouvées jusqu'à présent et qui le taraudent. Car sur chaque carte postale, une annonce est faite, qui se réalise. Et plus inquiétant, le père de famille est averti qu'il faut qu'il agisse pour éviter que l'évènement funeste annoncé ne se produise. Il est sidéré de recevoir ces cartes, qu'il ne peut d'ailleurs pas choisir d'ignorer car il a entre ses mains le pouvoir de sauver une vie. Elles lui parviennent numérotées, à rebours. Que va-t-il se passer au décompte final ?
Il faut aussi savoir que l'histoire que nous suivons s'est déroulée un an avant la scène qui ouvre le manga : un pavillon a été réduit en cendres dans le quartier de cette famille et trois personnes y ont été trouvées calcinées. De là, la question se pose inévitablement : ces trois personnes sont-elles Toya, Haru et Ao ? Puis encore : y a-t-il un lien avec les cartes postales ?
Le scénario de Kei Sanbe est impeccablement déroulé. On commence par s'attacher à cette famille, dans laquelle l'amour et le respect règnent en maîtres. Une complicité particulière lie Toya et son fils car tous deux sont férus d'un jeu vidéo qui prend une grande place dans leur vie et celle des élèves et copains. Haru tient le rôle de la mère protectrice, qui rappelle les règles et les devoirs qu'il ne faut pas oublier quand bien même elle est heureuse de voir Ao grandir et s'épanouir comme un enfant comme les autres.
Par petites touches, le mangaka instille des éléments suspects, qui sont peut-être anodins au bout du compte mais qu'on a envie de voir comme des indices dans ce récit digne d'un thriller. Un mangaka aussi doué pour les scénarii que pour les dessins, qui sont très fins, détaillés et parfaitement lisibles.
Je me suis régalée en lisant ce seinen que j'ai dévoré, totalement happée par cette histoire captivante qui met en scène le quotidien d'une famille attachante, en contraste avec les prophéties extraodinaires auxquelles est confronté Toya. Ma seule déception est de ne pas avoir pu enchaîner d'office avec le tome deux. La parution est prévue en juillet, vivement !
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