Après avoir perdu sa grand-mère, Yang décide d’accepter une année d’échange avec une faculté d’art japonaise et quitte Taiwan pour aller vivre à Okinawa. Elle s’installe dans une guest house où elle rencontre ses colocataires lors de sa première nuit sur le sol japonais, pendant un typhon.
Mais Yang ne quitte pas seulement Taiwan. Elle s’éloigne aussi de l’homme qu’elle aime sans le lui avoir jamais avoué. En effet, le jour où elle comptait lui avouer ses sentiments, elle a découvert que le jeune homme avait déjà une petite amie, et cette découverte l’a brisée.
Dans ce premier tome, on découvre les premiers pas de Yang au Japon, dans des circonstances un peu particulières. Ancienne élève brimée à l’école, elle espère que ce séjour au Japon lui apportera la paix qu’elle recherche, et que cela apaisera les douleurs de la perte de sa grand-mère et de celui qu’elle considérait comme son futur petit ami.
J’ai pu découvrir pas mal de choses que j’ignorais sur Taïwan, dont l’histoire politique semble assez complexe, l’île étant située entre la Chine et le Japon, la Chine lorgnant dessus depuis des décennies.
Derrière l’émancipation d’une jeune fille, on découvre aussi un éveil politique et des réflexions profondes sur le passé et l’avenir d’une nation.
Le rythme lent, au gré des pensées de Yang, se prête particulièrement à ce récit introspectif dont j’ai envie de connaître la suite.
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