Les Chroniques de l'Imaginaire Bannière du site

Hexa - Filteau-Chiba, Gabrielle

Mots clés : chronique avis livre sf nature anticipation dystopie ecologie sororite

Dans un futur assez proche, un désastre écologique sans précédent contraint les populations à vivre dans des communautés ultra-surveillées pour leur soi-disant protection face au chaos qui règne au-dehors.

La jeune Thalie, seize ans, habite dans l’une d’entre elles, celle de la Cité de Sainte-Foy au Québec, avec ses parents Gabriel et Sandrine. Nul n’a le droit de franchir le Mur qui encercle la ville survolée en permanence par des drones.

Pourtant, chaque printemps et pendant de longs mois jusqu’au retour des neiges, Sandrine laisse son conjoint et sa fille pour s’aventurer au-delà de la frontière et reboiser le Nord du pays avec un groupe de femmes.

Cette année, Thalie obtient le droit de l’accompagner. Loin de toute forme de civilisation, au contact de ces planteuses d’arbres généreuses et acharnées, l’adolescente découvre un monde insoupçonné, où la nature est omniprésente, où la sororité règne, où tout semble encore possible.

Après avoir eu des coups de cœur successifs pour les deux premiers ouvrages issus d’une trilogie de Gabrielle Filteau-Chiba, je m’attendais à être tout autant embarquée et conquise par cette nouvelle histoire aux allures de roman d’anticipation.

On retrouve des thématiques chères à l’autrice comme le sort de l’humanité et la place centrale de la Nature à travers une faune et une flore toujours galvanisées par une écriture magnifique mais pour autant cette fois j’ai eu un mal de chien à m’intéresser à ce récit.

L’alternance de plusieurs histoires qui se croisent et s’entremêlent entre les deux parties où l’on suit d’abord Thalie comme narratrice, puis ensuite sa mère, m’a fait décrocher à de nombreuses reprises et j’ai eu l’impression que le sujet n’avançait pas voire ne se renouvelait pas.

Le choix d’axer sur une dystopie ne m’a pas déplu tant le scénario digne d’un plaidoyer écologique est plus que jamais d’actualité vu les récentes catastrophes naturelles mais j’ai vraiment eu cette sensation que l’autrice s’enferme dans un schéma récurrent à coup de sororité, d’écoféminisme et d’ingrédients poétiques parsemés de jargon québécois toujours plaisant mais un peu lassant à la longue.

Évidemment que Gabrielle Filteau-Chiba écrit avec ce qu’elle est et ce qu’elle connaît, et que ce n’est pas réducteur de le penser, mais cette fois je n’ai pas eu cette connexion qui permet de me lier aux personnages et de m’attacher à leurs histoires, leurs combats ou leurs sacrifices. 

Ce n’est pas négatif en soi de dire que le sujet est peut-être déjà moultes fois utilisé puisqu’il est nécessaire de continuer si l’on veut améliorer les réflexions et les engagements environnementaux qui sont politiquement entrepris. Pour autant, je n’avais déjà pas bien vécu, ni résisté, à l’anxiété dégagée par La servante écarlate et Hexa ne m’a pas permis de renouer avec cet univers, ni de me sentir exhortée dans ce combat sororal/écoféminin un peu trop systémique.

Editeur : Folio
Lien présentation éditeur : https://www.folio-lesite.fr/catalogue/hexa/9782073112248
Année de publication : 2026
Maison d'édition d'origine : Stock
Année de 1e publication VF : 2025
Nombre de pages : 384
Langue originale : Français (Québec)
ISBN 13 : 978-2-07-311224-8
ISBN 10 / ASIN : 2073112242
Prix : 9,50
Devise : €
Illustration principale

Cette page est une version simplifiée pour les robots. Pour profiter d'une version humaine plus conviviale, cliquez ici.