Rahel et Estha Kochamma, deux jumeaux de huit ans, vivent en Inde, entourés de leur grand-mère, Mammachi, qui fabrique des confitures trop sucrées, de l'oncle Chacko, un coureur de jupons invétéré, esprit romantique converti au marxisme pour les besoins de son portefeuille, de la grand-tante Baby Kochamma, qui nourrit un amour mystique pour un prêtre irlandais, et de leur mère Ammu, désertée par son mari, qui aime secrètement Velutha, un Intouchable. Un drame va ébranler leur existence et les séparer. Comment réagir quand, à huit ans, on vous somme de savoir « qui aimer, comment et jusqu'où » ? Comment survivre quand, après un événement affreux dont on a été témoin, on vous demande de trahir la vérité pour l'amour d'une mère ?
Pour être honnête, je ne suis pas arrivée à entrer dans ce livre, ni dans cette histoire. Je suis pourtant une lectrice habituée à des récits parfois hachés, parfois étonnants, et surtout foisonnants, mais pour ce roman j’ai été dépassée. Et quelque part, ça m’ennuie un peu.
Pas de vraie temporalité, pas de passage net d’un moment à un autre, il faut peiner pour réussir à suivre un mince fil d’histoire, et paf, à la page suivante on se retrouve à tout recommencer parce qu’on est à un autre moment avec un autre personnage. Dépaysant, certes, mais surtout désarçonnant quand on essaie de plonger dans la globalité de l’histoire.
Cependant, ce qu’on ne peut pas retirer à ce roman, ce sont les descriptions, qui nous plongent dans cette Inde qui reste tellement mystérieuse aux occidentaux que nous sommes.
Je retiens de cette lecture avortée des éclats de couleurs, des odeurs, des situations avec des envolées poétiques mais aussi l’impression que cette histoire est vraiment une image de l’Inde : un pays encore pétri de traditions mortifères, où aimer un Intouchable n’est pas envisageable sans provoquer l’ostracisme.
J’ai eu la chance de recevoir l’édition collector de ce roman, avec une jolie dorure à chaud sur la couverture et un jaspage qui rappelle la couleur du curry.
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