Yagura Sugai se lance dans l'écriture d'un nouveau roman, écrit entirement "à l'ancienne" et non en se faisant assister d'une IA générative. Cela passe par la relecture de ses ouvrages favoris au format papier pour lui donner l'inspiration, puis par de longues journées et nuits assis à sa table de travail pour accoucher d'un premier jet. Un travail éprouvant, bien plus laborieux que les quelques secondes nécessaires à Turret pour produire une oeuvre commercialisable à partir de presque rien. Mais le résultat sera-t-il à la hauteur des attentes des lecteurs... et de Sugai lui-même ?
Ce deuxième tome continue d'explorer les différences entre un processus d'écriture entièrement humain et un processus artificiel, avec toutes les variantes entre les deux, telles qu'utiliser l'IA pour la relecture ou proposer des idées sans la laisser écrire le texte. Sugai passe par des phases de doute, d'abord parce qu'il voit bien que l'IA peut faire des propositions intéressantes, ensuite parce qu'il redoute l'accueil fait à son ouvrage par le grand public.
L'avis qui lui importe le plus est celui de Yui Sarashina, son ancienne petite amie qu'il pense encore en vie mais qui reste aux abonnés absents. On sent d'ailleurs poindre un peu de jalousie de la part de Kanae Nielsen, son éditrice qui est aux petits soins pour lui. Un nouveau personnage haut en couleurs fait également son apparition : Marcel, un libraire d'occasion, grand amoureux des livres papier, qui apporte également une autre vision du sujet.
C'est joli à regarder et plaisant à ire, l'histoire avance sans s'embourber, et je suis curieuse de comment cela va tourner.
Cette page est une version simplifiée pour les robots. Pour profiter d'une version humaine plus conviviale, cliquez ici.