Xiao Yu'an a été capturé et torturé à mort par les soldats du Wu de l'Est, mais cela en valait la peine : Yan Heqing a pu leur échapper et être sauvé. Le temps de se retrouver, et les deux amoureux peuvent envisager leur vie ensemble. Pour cela, il leur faut retourner à la capitale du Yan du Sud, pour consolider les fondations du nouveau régime.
Hélas, ce n'est pas du goût de tout le monde. Même déchu, Xiao Yu'an reste l'ancien Empereur du Nord, tandis que Yan Heqing est le nouvel Empereur des contrées unifiées. Les mauvaises langues affirment que Yan Heqing a été ensorcelé par son esclave de plaisir, qu'il a oublié sa vengeance. Les manigances s'enchaînent pour le faire échapper à l'influence jugée néfaste de Xiao Yu'an.
J'attendais avec impatience ce dernier tome, et peut-etre en attendais-je trop car j'ai été un peu déçue. Je n'ai pas retrouvé ce qui faisait le sel des premiers tomes : la méprise de Xiao Yu'an sur l'orientation sexuelle de Han Heqing, les malentendus plus que tenaces sur leurs sentiments respectifs, etc. Désormais, ils s'aiment sans détour, et les seuls obstacles à leur bonheur commun viennent de l'extérieur, ce qui est nettement moins croustillant.
D'autant que là encore, cela manque un peu de punch. Les intrigues de cour sont vite expédiées, les personnages secondaires n'ont plus aucune consistance. Je reconnais avoir été prise de cour par le twist après la tentative d'assasinat, mais ce sursaut de tension n'a pas duré. Je reste également avec l'impression tenace que certains éléments ou personnages n'ont pas été suffisamment exploités dans le scénario.
La fin du récit principal occupe les deux tiers du livre, le reste proposant six chapitres bonus (en plus des traditionnels lexiques et autres de fin d'ouvrage). Des allers-retours impromptus entre les deux mondes, des retrouvailles avec d'anciens personnages et beaucoup de sexe : rien de bien indispensable.
C'est une bonne fin pour la série, très agréable à lire, mais pas au niveau des deux premiers tomes.
Cette page est une version simplifiée pour les robots. Pour profiter d'une version humaine plus conviviale, cliquez ici.