Contraint par la force, le prince Gottfried n'a pu qu'obtempérer quand les guerriers envoyés par son père sont venus le tirer des bras de son amant, le dragon noir Wilhem, pour le ramener au château. Cependant, ces quelques mois de liberté ont transformé le garçon chétif et docile en homme vigoureux et déterminé. Pas question qu'il se laisse sagement enfermer à nouveau !
Heureusement, son frère le prince Sigebert, fort ébranlé par sa disparition, l'accueille à bras ouverts et le soutient dans ses nouvelles résolutions. Malgré ce, leur proximité d'antan n'est plus ce qu'elle était, et Gottfried hésite à confier à son aîné tous ses secrets : que dirait Sigebert s'il savait que Gottfried se languit de retrouver son amant draconique ?
Après un début un peu vif, le retour au château se révélant assez mouvementé, cette série retrouve le rythme tranquille auquel on était habitué. On suit le quotidien de Gottfried, qui trouve progtessivement sa place au château. Il s'intègre, devient peu à peu un vrai combattant et un prince sur lequel son aîné pourra compter pour le seconder quand il occupera le trône. En parallèle, la guerre qui commence à pointer son nez préoccupe le royaume et donne aux guerriers de quoi s'occuper.
Si j'apprécie de suivre les progrès de Gottfried et de son cher Wilhem, j'avoue être un peu déçue du manque de tension, le soufflé est vite retombé après le cliffhanger du tome précédent. Gottfried redoute les diktats de son père ? Celui-ci semble quasi transparent au quotidien, ne faisant que de brèves apparitions sans rien imposer au rejeton qu'il méprise. Gottfried s'inquiète de révéler son homosexualité ? Les guerriers de son frère sont pour une bonne part déjà de ce bord-là. L'accent est vraiment mis sur les liens partagés - qu'ils soient amoureux, amicaux ou fraternels - plutôt que sur des actions d'éclat, même si le conflit larvé en engendre quelques unes.
Une chouette homoromance qui prend son temps, avec des personnages qu'on a plaisir à voir évoluer.
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