Dans la vallée voisine du Royaume, les trappeurs se préparent activement à la guerre : entraînement des combattants, stocks d'armes et de provisions... Sigebert et Gottfried, très inquiets, essaient d'en apprendre le plus possible pour les contrer. Hélas, ils se heurtent à l'aveuglement de leur père, le roi Ramnulf, persuadé que les trappeurs ne sont qu'une poignée de sauvages inorganisés et qu'il n'est pas nécessaire de se préparer pour les écraser le moment venu.
Les deux princes doivent donc ruser, tant dans la vallée voisine - pour espionner l'ennemi et lui mettre des batons dans les roues - que dans leur propre citadelle - où ils essaient de préserver le secret de l'alliance entre Gottfried et son dragon Wilhelm, en faisant croire que Gottfried est toujours un fardeau inutile et inoffensif.
Si les deux premiers tomes manquaient un peu d'action, ce n'est pas le cas ici puisque la guerre est imminente. Les deux princes, leurs fidèles guerriers et le dragon qui ne quitte jamais son dragonnier sont donc très occupés, d'abord à prendre la mesure de l'ennemi en faisant des reconnaissances furtives, puis à l'affaiblir par de petites actions ciblées. La présence du dragon est très utile, un atout majeur pour le Royaume... mais la contrainte de rester discret n'est pas toujours pratique !
Le lien noué entre dragon et dragonnier, déjà très fort, se renforce et leur permet d'être plus forts à deux qu'ils ne le seraient isolément. En parallèle, tous deux consolident également leurs liens avec les guerriers dont ils partagent le quotidien ou leurs proches à la citadelle.
L'équilibre entre action et moments plus légers est bon. Si l'intrigue se permet souvent des facilités, c'est agréable à lire et conclut parfaitement la trilogie. J'avoue avoir cependant nettement préféré le premier tome, qui se focalisait plus sur la construction de la relation entre le jeune prince malheureux et le dragon amoureux.
Cette page est une version simplifiée pour les robots. Pour profiter d'une version humaine plus conviviale, cliquez ici.