La Cité veille. La Cité sait ce qui est bon pour chacun. Ava suit un traitement prescrit par la Cité pour être normale, pour lutter contre les hallucinations, et étouffer ces vers qui naissent dans son esprit. Mais il arrive un moment où le traitement ne suffit plus. Et de toute façon, ça n'a pas d'importance, parce qu'Ava a été sélectionnée pour devenir procréatrice et qu'ainsi la Cité pourra prendre encore mieux soin d'elle.
Elle a été blessée au cours de sa fuite, mais ça n'a pas d'importance parce qu'elle a trouvé le silence, et la paix, et des gens qui soigneront sa blessure, et qui sont avides de sa façon de créer. Parce qu'il s'agit d'honorer le Dieu Cornu qui réside dans la forêt, et que toutes les œuvres lui sont destinées.
On suit dans ce court roman le parcours mi-réaliste mi-onirique, d'une citoyenne d'une dystopie soft qui parvient à s'en libérer. Les personnages sont cohérents, même s'ils sont peu développés à part certains d'entre eux, étant donné le format court, qui implique aussi que le rythme est soutenu, même si l'action est plus souvent sous-entendue, et racontée après coup, que montrée.
J'aime beaucoup cette autrice à la voix très particulière et à l'écriture puissante, que j'ai pleinement retrouvées ici. Toutefois, ce texte est celui que j'ai le moins aimé, parce que j'ai eu l'impression d'avoir déjà lu beaucoup d'œuvres sur les thèmes abordés, de la parentalité, de la limite entre la protection et l'abus, ou la persistance du patriarcat, et le contexte dans lequel ils sont traités. Toutefois, pour celleux que ces sujets passionnent, et qui préfèrent des formats courts, ce roman coup de poing est certainement une bonne indication.
Cette page est une version simplifiée pour les robots. Pour profiter d'une version humaine plus conviviale, cliquez ici.