Minato et sa soeur Akira sont nouveaux dans la ville de Toka. Ils viennent d'emménager avec leur mère et tous deux doivent tout de suite se montrer autonomes. Minato, en tant qu'aîné, va au lycée seul et passer chercher Akira après le collège. Son intégration ne se fait pas aussi aisément que pour Akira, qui s'est déjà fait deux copines au périscolaire après ses cours. Minato s'insère naturellement dans leur groupe lorsque les trois filles décident de monter un club d'enquête. Car il se passe des choses étranges à Toka...
Minato s'en est aperçu dès le premier jour. Une ombre qui file sur le trottoir sur le chemin du lycée, puis des pattes immenses qui pénètrent dans la salle de classe. Que cela peut-il bien être ? Personne n'a réagi dans la classe, a-t-il halluciné ? Les copines d'Akira, Kei et Ito, mettent fin à ses doutes : ces phénomènes sont connus. Tout le monde a entendu parler de ces ombres ; mais tout le monde ne peut pas les voir. Or une de ces ombres vient jusqu'à la fenêtre d'Akira et laisse tomber un minuscule objet avant de s'enfuir. Cet évènement donne une dimension tangible à l'existence de ces formes évanescentes.
Le club va donc essayer de comprendre ce qu'il se passe dans la ville depuis des années, et pourquoi les formes qui n'étaient que des petites ombres deviennent de plus en plus grandes, au point que Minato voit dans la rue des pattes de mammifère géantes.
Ce premier tome pose les bases d'un récit qui fait la part belle au mystère et au fantastique. S'agit-il d'entités surnaturelles ? Ou tout autre chose ? La fin du seinen donne déjà un élément d'explication. Le plus intéressant pour l'instant est le groupe formé par les quatre jeunes et leur façon d'aborder les évènements, de façon intelligente et méticuleuse.
En ce qui concerne les dessins, ils sont très précis pour les visages des protagonistes, mais les décors sont peu détaillés. Entre épuré et simpliste, la frontière ne se situe que dans l'intention. Peut-être découvrirons nous par la suite qu'il y a une bonne raison pour que Shima Shinya n'ait pas déployé un décor plus visuel. À suivre !
Minato est présenté comme un personnage non genré. Pour la fluidité de la chronique j'ai penché vers le masculin.
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