Lance est mort dans l'incendie de la cabane de la forêt. Et c'est Friday qui a tiré son corps fumant hors des décombres. L'enquête ne mène à rien. Un coup de malchance, un accident à la suite d'une expérience de Lance qui tourne mal. La bonne blague. Friday n'en croit rien. Mais Friday est dévastée.
Derrière les flocons de neige et les décorations de Noël, elle perd petit à petit goût à la vie. Jusqu'à se rappeler qu'un homme doit continuer à fonctionner dans une situation pire qu'elle. Le père de Lance, déjà veuf, n'a plus de fils et malgré sa tristesse, il ne peut que continuer à guider le monde du haut de son phare.
Friday est les muscles de l'agence. Elle va se bouger et démonter cette machination.
Les premières pages de cet album sont lourdes de tristesse et de désespoir. Elles introduisent brillamment ce deuxième épisode de Friday. Le travail graphique de Martin et Vincente est d'un très haut niveau pour nous plonger dès l'ouverture du premier chapitre dans l'émoi de Friday et suivre son redressement.
Autant que dans le livre un, l'histoire accroche, puis elle élève son rythme au gré de l'avancée des découvertes d'une Friday encore plus attachante. Brubaker développe son histoire d'enquête d'adolescents fantastique et mystérieuse avec le talent qu'on lui connaît. A la lecture, on sent qu'il s'amuse, prend de l'inspiration partout, de Cthulhu (il faudra que je questionne mes proches membres de service-clubs : organisent-ils tous des cultes à des dieux obscurs ?) à Rowling (Friday gère à la manière d'Hermione). Surtout, il transmet son plaisir.
C'est un beau mélange de pop-culture fantastique. C'est super prenant et délicieusement agréable à lire.
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